Louise Bourgeois. L’aveugle Guidant L’aveugle par Mâkhi Xenakis, Louise Bourgeois

Louise Bourgeois
par Mâkhi Xenakis, Louise Bourgeois

Une études sur les lieux liés à l’enfance de Louise Bourgeois, source essentielle de son inspiration. Des documents inédits qu’elle commente éclairent le propos.

L’atelier intime
par Gérard de Cortanze

Je vis dans la fréquentation des peintres et des sculpteurs. Nos échanges, amicaux et féconds, ont lieu, le plus souvent, dans leur atelier, cet espace aussi singulier qu’intime. Ce livre est l’histoire de nos rencontres. Tout au long de ces voyages dans une trentaine d’ateliers, une évidence m’est apparue : l’atelier n’est pas un lieu neutre. Clos, discret, impudique, il n’existe que dans le commerce qu’on entretient avec lui : artiste ou simple visiteur. Il n’est jamais silencieux, ni rébarbatif, ni redondant, ni morne, ni vide. L’atelier est un lieu de réponses plus que de questions. Tous me l’ont dit – Louise Bourgeois, Zao Wou-Ki, Soulages, Garouste, Antonio Saura, Combas, Buren, Texier, etc. : le lieu actif de l’atelier, impénétrable et intime, est le lieu où le créateur aime vivre, où il fait des choses qui sont ses inventions, où il se regarde, où il s’observe. Nombre d’artistes m’ont avoué ne rien « faire » parfois dans leur atelier. Un tel peut y passer quelques heures, sans enlever son manteau, puis repartir, ou venir assister au jour qui se lève ; tel autre y attend le danger, ou s’expose à la lumière. Mais tous en conviennent : l’atelier, qui en dit souvent plus sur eux-mêmes que leurs oeuvres, « ne se fait pas comme ça ». Il s’apprend, se prend, s’investit, se dompte. César a raison : « On met toute une vie à faire un atelier. »
Gérard de Cortanze est l’auteur de plus de cinquante livres traduits en vingt langues, parmi lesquels le cycle des Vice-rois, et plus récemment Laura et Spaghetti !… On lui doit également de nombreux essais sur Auster, Semprun, Hemingway, Sollers, Le Clézio… lia obtenu le prix Renaudot avec son roman Assam. Il collabore au Magazine littéraire et dirige la collection Folio Biographies aux éditions Gallimard.

L’Art au féminin I
par Marie Bagi

En 1971, Linda Nochlin s’interrogeait sur la visibilité des femmes dans le monde de l’art. À travers ce travail de recherches effectué lors de mon doctorat, il est question de reprendre ce questionnement fondateur afin d’analyser les diverses étapes que la femme a dû traverser du xixe siècle jusqu’à nos jours. De par un discours centré essentiellement sur Camille Claudel et Louise Bourgeois, d’autres artistes femmes vont être sollicitées afin de comparer leurs parcours. Ceci pour comprendre la démarche artistique de ces femmes dont l’intimité surgit au travers de leurs œuvres. L’intime, sous diverses formes et médiums proposés, est le moteur de leurs créations. À cela, vient s’ajouter la possible interrogation sur l’existence d’un « art féminin » ou d’un art des femmes dont le noyau central serait l’éclosion de cet intime qu’elles font partager au public. L’analyse des œuvres et leur réception par le public seront des éléments clés de ce discours. La redécouverte et la reconnaissance dite tardive de Camille Claudel et Louise Bourgeois dans les années quatre-vingt est l’un des éléments importants étudiés dans ce travail. Ces deux artistes, sculptrices, sont liées par le temps – 1982 – et par la vie dont le passé est la source majeure de leurs œuvres.

Destruction du père Reconstruction du père
par Louise Bourgeois

Ouvrage essentiel pour entrer plus profondément dans l’oeuvre de la grande artiste franco-américaine dont tout le travail s’est sans cesse nourri de l’histoire de sa famille. Cet ouvrage paraît à l’occasion d’une exposition d’estampes de L. Bourgeois des années 90 à la Galerie Lelong.

Laisser venir les secrets
par Mâkhi Xenakis

A la rencontre des secrets et des racines, Mâkhi Xenakis, l’auteur des Folles d’enfer et de Louise Bourgeois, l’aveugle guidant l’aveugle, part en quête des liens secrets qui relient son travail actuel de dessin et d’écriture à certains dessins de sa petite enfance. La peur, le vertige et la force de vie y sont récurrents. Chaque fois elle attrape ces instants, les pose et les fixe pour s’en échapper. Une forme de scansion s’installe alors dans ces deux textes de douleur et de guérison : « La petite fille » et « Jalousie ».


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