Histoire De La Papauté : 2000 Ans De Missions Et De Tribulations par Yves Marie Hilaire, Olivier Chaline

Histoire de la papauté
par Yves Marie Hilaire, Olivier Chaline

Loin des fantasmes et des ” histoires secrètes “, ce livre offre la première grande histoire synthétique de la papauté. Héritière de la Rome impériale, signe et garant de l’unité de l’Eglise, la papauté est une des institutions centrales de l’Occident. La disparition de la chrétienté à l’époque moderne lui fera connaître une vie nouvelle. Centre nerveux du catholicisme au XIXe siècle, la papauté, de plus en plus délestée de ses possessions territoriales, exercera au XXe siècle un magistère moral véritablement international. L’Histoire de la papauté montre comment cette institution, porteuse de renaissances culturelles à travers l’Histoire, a facilité le passage du monde de l’Antiquité au monde médiéval et comment aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, elle tente de faire face aux défis du XXIe siècle.

Petite vie de Jean XXIII
par Xavier Lecoeur

(…) De Rouen à Mulhouse, de Bruxelles à Ouagadougou, les paroisses, les lycées et les communautés chrétiennes « Jean XXIII » abondent aujourd’hui. C’est dire combien le souvenir du « bon pape Jean », béatifié en l’an 2000, est resté vivace. Ce fils de paysans lombards, élu pape en 1958, a marqué l’histoire de l’Église en convoquant le concile Vatican II. Au-delà de cette « sainte imprudence », selon l’expression de François Mauriac, Angelo Roncalli a su conquérir les coeurs par sa bonté, sa simplicité et son esprit d’ouverture.Cette Petite vie relate le parcours d’un homme qui, abandonné à la volonté divine, a voulu « croître chaque jour en sagesse et en vertu » (L’Imitation de Jésus-Christ).

La papauté
par Claude Bressolette

La papauté… Quel est son pouvoir au sein de l’Église ? Comment cette institution humaine a-t-elle traversé l’histoire ? Quels sont les liens de la papauté avec les Églises et les États du monde ? Depuis l’origine de l’Église, la papauté a connu les situations les plus diverses, heureuses ou malheureuses. Claude Bressolette, historien et théologien, retrace les étapes de son évolution, depuis la période des persécutions, la paix constantinienne, les misères et les grandeurs du Moyen Âge, jusqu’à la Renaissance et la Réforme, la Révolution et l’époque contemporaine. L’auteur expose avec clarté les différentes charges qui incombent à cette institution, parmi lesquelles la défense de la vérité, l’unité de l’Église, l’annonce de l’Évangile… Il esquisse les grands défis qu’elle devra relever dans les années à venir tant dans le domaine de son fonctionnement que dans la prise en compte de questions nouvelles pour nos sociétés. Un ouvrage accessible destiné à ceux qui désirent comprendre le sens de cette mission pour la vie de l’Église et sa relation au monde.

Rester Catholique en France
par Henk Byls

« Splendide famille. Le père, un gars flamand, simple, robuste – la mère profondément religieuse. Les enfants tous débordants de vie. Ils ont un tel courage, pour braver les Français avec leur conviction religieuse. » 

Ainsi parlait le père jésuite Frans Van den Brande, l’un des aumôniers des paysans flamands du Nord de la France dans l’entre-deux-guerres. Son activité avait un objectif simple: s’assurer que les émigrés belges restassent catholiques et flamands. L’initiative n’était pas neuve. Elle s’inscrivait dans une longue tradition de l’église belge de continuer à se préoccuper du sort de leurs paroissiens qui avaient choisi d’émigrer en France.

Ce qui avait commencé comme un simple encadrement religieux pour les émigrés vivant désormais à Paris ou dans la banlieue industrielle de Lille, s’étendit après la Grande Guerre, aux régions rurales du Nord de la France. Le fondement de cet engagement était une méfiance profonde vis-à-vis du pays d’accueil.

Rester catholique en France explore la nature et l’effet de ces initiatives sur la toile de fond de la riche histoire de la migration belge en France. Cette histoire sonne à la fois étonnante et familière, révolue et pourtant pertinente dans le débat actuel sur l’immigration. Ce travail illustre clairement comment l’étrangeté est perçue à partir de différences minimes, mais surtout comment une identité des migrants trouve forme à partir des interactions entre pays d’origine et pays de destination. 


La mise au pas des écrivains
par Jean-Yves Mollier

L’abbé Bethléem est un peu connu en histoire littéraire pour avoir publié en 1904 un brûlot, Romans à lire et romans à proscrire, futur best-seller qui fit le tour du monde. Mais la force de frappe de son magazine culturel, la Revue des Lectures, qui parvint à s’imposer dans l’entre-deux-guerres auprès de la NRF, de la Revue des Deux Mondes ou du Mercure de France, l’est beaucoup moins. Ce grand intellectuel catholique, soutenu par le Saint-Siège, fut aussi la bête noire des surréalistes qui refusaient ses oukases. Après sa mort, il inspira la loi du 16 juillet 1949 relative aux publications destinées à la jeunesse qui allait servir à empêcher les jeunes éditeurs Pauvert, Losfeld ou Tchou, voire Régine Deforges, de publier Sade et les auteurs maintenus dans l’Enfer de la Bibliothèque nationale.
Jean-Yves Mollier raconte avec brio l’histoire de l’abbé Bethléem dont la mission fut de mettre au pas les écrivains au XXe siècle, y compris catholiques, pour les contraindre à respecter les lois relatives à la défense des bonnes mœurs. Pour l’Église catholique qui s’était sentie menacée dans ses certitudes et ses croyances au moment de l’irruption de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, l’heure avait sonné de reconquérir les âmes perdues et de traquer le Mal partout où il se cachait. L’abbé Bethléem s’attaqua d’abord au roman, puis au théâtre, à l’opéra, à la bande dessinée, à l’annonce publicitaire et enfin au maillot de bain féminin, pourtant encore très éloigné du sulfureux bikini de l’après-Seconde-Guerre mondiale.

Fondé sur un important dépouillement d’archives et de journaux du XXe siècle, voici un ouvrage édifiant qui montre que la censure, toujours présente au XXIe siècle, et qui demeure le refuge de tous les extrémismes, doit sans doute beaucoup à l’abbé Bethléem, et, au-delà de sa forte personnalité, à l’Église catholique.


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